-Caarooliine, c'est l'heure !
Il était 8 heure quand tout les matin ma mère criait du rez-de-chaussée pour que je me lève. Péniblement, j'enfilais un long t-shirt toujours couchée dans mon lit et prévenais ma mère que j'étais prête. Après quelle m'ait aidé a passer un jean, j'arrivais a la salle de bain pour me faire un brin de toilette et me coiffer. J'entrais dans l'ascenseur, appuyais sur 0 et entrais dans la cuisine. Ce matin, Sabine, ma mère avait fait un effort vestimentaire : une chemise blanche avec des « taches » de peinture noires et rouges, un jean taille basse retourné aux cheville et des chaussures a talons. Je pris mon 728ème petit déjeuner en tant q' « handicapée ». Oui, 728 jours déjà qui me paressaient une éternité de souffrance jours après jours, nuits après nuits. 728 jours déjà que cet en*oiré de Matt à tenter de me tuer en me jetant du haut de mon balcon. 725 jours déjà que je sais que je ne pourrais plus monter sur un manège, courir, sauter, être comme « tout le monde », quoi. Oui, je suis handicapée, paralysée des jambes. Je vis ma « magnifique » vie sur ce fauteuil de cuir noir.
-Ding Dong ! Ding Dong !
-J'y vais !
Criais-je a ma mère. C'était Didier, mon professeur de langues qui me sorti des mes pensées.
Je prenais des cours particuliers à domiciles depuis mon « accident » . J'avais langues le Lundi et Jeudi avec Français, Anglais, Espagnol et Allemand depuis que j'en avais fait la demande auprès du rectorat. Le Mardi matin, j'avais musique, arts plastiques et aide aux devoirs, l'après-midi, j'avais Histoire-Géographie. Enfin, le Mercredi, j'avais toute la journée les matières scientifiques telles que les maths, l'SVT, les sciences physiques et la technologie.
Après l'avoir salué, nous allions dans la salle de classe que mes parents m'avaient fait construire exprès avec un tableau, un bureau pour le professeur, une table, 2 chaises et un porte-manteau. Après journée « linguistique », je me connecta a ma messagerie instantanée. Je n'avais que 3 amis en ligne sur 18 dans mes contacts ce qui était très peu pour mon age, 15 ans. Même un « gamin » de 8 ans a plus d'amis que moi. Je dis bonjour a Pauline, une amie rencontrée sur un chat, qui a 18 ans et habite a 150km de chez moi, a Lyon dans un petit studio. Notre conversation était tout ce qu'il y avait de banal lorsqu'elle m'annonça qu'elle avait 2 billets pour voir Tokio Hotel, en concert chez elle. Je criais dans toute la maison, j'étais heureuse.
Je n'étais pas une de ces « groupies » qui faisaient tout pour les voir et les « avoir ». Non. Mais c'était le groupe qui m'avait sauvée la vie. Depuis que j'avais appris mon handicap et ses restrictions, j'avais tenté 18 fois de mettre fin à ma vie, plusieurs fois en « tombant » des escalier, en prenant des somnifères, en me plongeant la tête sous l'eau jusqu'à la noyade. Mais à chaque fois quelqu'un me venait en aide, ma bonne étoile voulait que je vive, un mot inconnu jusqu'alors. J'avais fait un passage à l'hôpital psychiatrique pendant 3 mois. A ma sortie, Pauline m'avait fait écouté un son nouveau, Tokio Hotel, un groupe de rock Allemand. Dès les 1eres paroles de « Wenn nichts mehr geht »*, une lueur d'espoir, pointa son nez dans mon c½ur ! Je sus alors, que j'irais mieux.
Je lui demanda la date, l'heure ainsi que le lieu du concert et si la possibilité que je dorme chez elle était envisageable . Après ces nombreuses informations, j'appela ma mère et la mit au parfum de mon intention de passer 1 semaine sabbatique chez mon amie lyonnaise. Toute la soirée j'attendis le retour de ma mère et l'appel quotidien de mon père qui travaillait en ce moment au Danemark pour finalement obtenir leur accord pour ma petite escapade.
* Wenn nichts mehr geht : Quand rien ne va plus